Quelles cotations pour le Bitcoin ?

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En activité depuis 2009, le Bitcoin est une monnaie virtuelle qui permet à ses utilisateurs d’effectuer des transactions sans avoir recours à la monnaie légale. Alors que le Bitcoin a atteint des records historiques de valeur, avec un pic à 19.891$ le 17 décembre 2017 (soit 16.323€), qu’en est-il de son intronisation en Bourse ? La monnaie cryptographique est-elle suffisamment crédible pour durer dans le temps ? Comment fonctionne le Bitcoin et où est-il produit ?

 

Quel avenir pour le Bitcoin ?

Monnaie cryptographique, le Bitcoin a été créé en 2008 par un Japonais. Ce n’est qu’en 2009 que le code source de l’implémentation de référence est publié. Si la devise a pu servir de moyen d’échange dans le cadre de l’achat de substances illicites, de jeux d’argent ou pour des réseaux criminels et de piratage, le sénat américain a toutefois reconnu qu’elle dispense un service financier qui a sa raison d’être.

 

Quelques usages du Bitcoin

Nombreuses sont les sociétés internationales a accepté le Bitcoin comme moyen de paiement : Expedia, Dell ou encore Microsoft en sont des exemples. Aussi, le Bitcoin est passé, en quelques années, d’un produit d’investissement à une devise d’usage quotidien.

Ce sont plus de 500.000 transactions qui ont été concrétisées via le Bitcoin en 2015, pour une valeur approchant les 160 millions de dollars (soit 140 millions d’euros). Les pays les plus concernés par l’usage du Bitcoin sont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Malgré le caractère singulier du Bitcoin, ce sont des produits relativement banals qui sont achetés par son biais, d’après les chiffres publiés par le site marchand Ecoreuil.fr :

  • draps,
  • dons à des associations,
  • écouteurs,
  • étuis et boîtiers,
  • tapis,
  • câbles et outils,
  • matelas,
  • etc.

Par ailleurs, si ce sont les commerces alimentaires qui acceptent majoritairement le Bitcoin hors ligne, ils ne sont pas les seuls. En effet, l’hébergement de même que la santé et l’éducation font également confiance à ce moyen de paiement.

 

Les premiers pas de la cryptomonnaie en Bourse

En décembre 2017, le Chicago Board Options Exchange (CBOE), bourse d’option, lançait les premiers contrats concernant le Bitcoin. Au cours des vingt premières minutes de séance, le trafic était tel que le site internet du CBOE fut temporairement indisponible.

“Lancés à 15.000 dollars, ces premiers contrats à terme arrivant à échéance en janvier 2018 ont pris jusqu'à 25.67 % à 18.850 dollars au cours de leur première séance. À la fermeture des marchés européens, ils cotaient à 18.200 dollars, en hausse de 21.33 %”.
Le bitcoin fait des débuts prometteurs en Bourse, article publié le 11 décembre 2017 sur Les Echos.fr.

Ce lancement de contrat à terme sur une Bourse réglementée donne davantage de poids au Bitcoin. Alors que les investisseurs se réjouissent de cet avènement, certains spécialistes critiquent vivement la devise. C’est notamment le cas de l’économiste et prix nobel Jean Tirole, qui voit dans le Bitcoin un actif purement spéculatif, c’est-à-dire qui n’a aucune valeur intrinsèque. Ce jugement est partagé par le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Il affirmait, fin 2017, au sujet du Bitcoin :

“C'est un actif spéculatif. Sa valeur et sa forte volatilité ne correspondent à aucun sous-jacent économique et ne sont la responsabilité de personne. La Banque de France tient à rappeler que ceux qui investissent en bitcoin le font totalement à leurs risques et périls”.
Le bitcoin, actif spéculatif ? Article publié le 1er décembre 2017 sur Le Figaro.fr

 

La région nantaise, berceau de la cryptomonnaie

 

Contre toute attente, la plus importante ferme à Bitcoins de France se trouve dans une petite ville de Loire-Atlantique (44) : Orvault, près de Nantes.

Une pépite dans les Pays de la Loire

Inaugurée en 2017 dans les locaux de l’ancienne usine Alcatel, la “mine” à Bitcoins orvaltaise fait fonctionner 260 machines à l’unisson 24 heures sur 24.

La comparaison avec une mine s’explique facilement : les ordinateurs en charge du traitement des équations travaillent toute la journée sans que cela ne leur permette de les résoudre toutes. De la même manière, le mineur cherche de l’or toute la journée sans nécessairement trouver de pépites.

Les machines appartiennent aux investisseurs, qui ont acheté leur droit d’accès à l’usine contre un versement de 3.000€. Il leur est possible de miser aussi bien sur le Bitcoin que sur d’autres monnaies virtuelles comme l’Ethereum ou encore le Litecoin.

Selon les estimations des gérants de l’usine, 1.500 ordinateurs devraient tourner à l’horizon 2019. Orvault retrouve ainsi une prospérité quelque peu malmenée en 2015 suite à la fermeture du géant de la téléphonie pour surendettement.

"Ici, on imagine avoir des start up qui travaillent sur ces nouvelles technologies et puis qu'on puisse peut-être créer des partenariats avec d'autres activités de la commune voire au delà de Nantes Métropole.... et surtout garder le site industriel, parce que ç’a toujours été quelque chose de très important pour la commune", déclare Monique Maisonneuve, 1ère adjointe à la mairie d’Orvault.
Orvault abrite la plus grande ferme à Bitcoin de France, article publié le 23 mars 2018 sur la version en ligne de France 3 Pays de la Loire.

L’immobilier, nouveau terrain de jeu du Bitcoin ?

Selon certains professionnels de la région nantaise, il n’est pas impossible que le Bitcoin fasse son entrée sur le marché de l’immobilier, faisant naître technologies et métiers. Notamment, l’achat d’appartements neufs aux enchères en ligne, connaît un essor nouveau et le Bitcoin pourrait bien s’infiltrer dans le secteur.

“Le Bitcoin est sur le point de prendre une ampleur réelle sur le marché de l’immobilier neuf”. David AZOULAY, courtier en immobilier neuf à Nantes.

immobilier neuf à  Nantes.

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